mercredi 28 octobre 2020
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La renaissance de Tanger

Après des décennies de sommeil, cette ville marocaine connaît un réel renouveau économique, culturel et touristique, dans le même souffle que Paris, Londres ou New York. Le point sur les raisons qui en font une destination de plus en plus en vogue.

tangTanger dormait. Tanger renaît. On l’aperçoit dans le dernier James Bond, Spectre. Intense. Comme dans les années 20, où la ville était une zone internationale administrée tout à la fois par la France, l’Espagne et le Royaume-Uni. Un bout de terre à part, peuplé d’espions et d’aventuriers disait-on. Car Tanger est comme posée au bord de l’Afrique, les yeux rivés vers l’Europe. À 24 kilomètres de la côte espagnole et à l’extrémité du détroit de Gibraltar, Tanger bénéficie d’une situation privilégiée. Mais mal aimée sous le règne du roi Hassan II, la citadelle avait périclité. Depuis l’ascension de Mohamed VI, elle a retrouvé sa place dans le royaume chérifin. Au carrefour de l’Europe, l’Afrique, la Méditerranée et l’Atlantique, la troisième ville marocaine en terme de population est sur le point de voir naître le plus grand port d’Afrique, la plus grande usine automobile d’Afrique du nord, ainsi que la première liaison ferroviaire à grande vitesse du continent, vers Casablanca, prévue pour 2016. Mais cet essor économique considérable n’enlève rien de son authenticité. Entre histoire et quartiers modernes de plus en plus branchés, cette destination se trouve parmi les plus prisées par les touristes. Tanger offre son lot de petites merveilles.

Reflet de l’âme de la vieille ville, la médina est l’une des plus petites des villes marocaines, mais une des mieux restaurées et des mieux entretenues. Chaque ruelle raconte l’histoire de ce lieu où l’on parlait autrefois français, espagnol et arabe. Le grand souk (Grand Socco) avec son marché permanent, situé entre la médina et la nouvelle ville, constitue le cœur de la cité. Cette immersion éveille les sens, à travers les odeurs, les sons et les couleurs qui se mélangent aux fruits et aux tissus. Le Grand Socco est également très animé le soir. À deux pas, le petit souk est une place plus intimiste, où l’on se pose pour grignoter des spécialités marocaines.

Mais Tanger ne se tient pas cantonnée dans sa ville fortifiée. Elle déroule ses atouts culturels. Au top des incontournables de la ville: le Musée de la Kasbah. Ce palais Dar el Makhzen a été très bien conservé, avec son patio à ciel ouvert, ses zelliges au sol et ses plafonds peints sur du bois de cèdre. C’est ici que l’on collectait les impôts, dans une salle des trésors. Surplombant la ville, la Grande Mosquée a connu une série de travaux de restauration et d’agrandissement. À l’emplacement d’un ancien temple romain, l’édifice spirituel est un lieu de culte depuis la plus haute antiquité.

 

Une ville cosmopolite

Quant à la Place de France, elle ouvre sur le quartier européen de Tanger. Derrière les immenses maisons avec vue sur l’océan. Panorama sur la mer turquoise, El-Hafa (Certificat d’Excellence TripAdvisor) permet de voir les côtes européennes et le détroit de Gibraltar sur des terrasses imbriquées les unes aux autres à la manière d’un escalier. Cette institution qui existe depuis 1921, a été visitée par les plus grands noms du rock comme les Beatles et les Rolling Stones, ainsi que les écrivains Paul Bowles et William S. Burroughs. Un mur sépare le célèbre café de la villa de Bernard-Henry Lévy, totalement rénovée par l’architecte française Andrée Putman. Le Café Hafa, romanesque, est certainement l’endroit le plus poétique de la ville, une réelle source d’inspiration. On se souvient aussi de cette demeure, la villa Mabrouka (la Maison de la Chance) surplombant le port, que le duo phare de la mode parisienne Yves Saint Laurent et Pierre Bergé avait acquise dans les années 1990. Suivant les pas d’autres célébrités tombés sous le charme comme les français André Gide, Joseph Kessel, Paul Morand ou encore Roland Barthes ; les Américains Truman Capote, Tennessee Williams, Gore Vidal, William S. Burroughs; le milliardaire Malcolm Forbes et l’héritière des magasins Woolworth, Barbara Hutton.

Pour ne jamais quitter l’ambiance des marchés de la ville, les maisons d’hôtes Dar Nour proposent des chambres décorées d’objets chinés dans les souks. Chaque pièce reflète l’authenticité de Tanger, comme les petites portes en bois sculptées. Chaque accessoire est conçu à partir de matériaux traditionnels. L’établissement situé au cœur de la Kasbah plonge littéralement le visiteur dans des atmosphères différentes, entre le cosy bleu turquoise et les suites aux couleurs chaudes, mais chacune propre au spectre maghrébin.

Lefigaro

 

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